Le Grand Morlaix est-il une nécessité?

Oui ! car il y a urgence à sauver Morlaix

Pourquoi?

Vieillissement, appauvrissement et baisse de la population, fermeture de commerces, de services publics, ambiance morose, Morlaix est prise dans une spirale infernale qui risque de la faire passer de cinquième ville du Finistère à la sixième ou septième place . Au-delà de la ville centre ce sont les communes périphériques qui vont sombrer si rien n’est fait. Une des solutions consiste sans doute à créer par fusion de communes ou rattachement partiel , une nouvelle agglomération plus grande qui puisse redynamiser tout le pays morlaisien .

Comment ? Nous allons débuter le mandat par un diagnostic qui permettra d’organiser des états généraux de la ville. Pour répondre à la question «De quelle façon redresser la ville?», tous les partenaires concernés, Morlaix Communauté, autres communes, associations, CCI, services territoriaux et départementaux seront invités à y participer. Si ces travaux concluent qu’il y a nécessité de créer un «Grand Morlaix», nous enclencherons une phase d’étude et proposerons avec les communes concernées une consultation citoyenne pour valider cette proposition.

Avec qui? Pour quoi faire?

Saint-Martin et Morlaix sont des communes urbaines imbriquées et complémentaires avec le nouveau pôle multimodal de la gare, grande porte d’entrée du territoire, mais elles perdent toutes les deux des habitants. Des exemples prouvent que l’union officielle est possible car un travail en commun fonctionne déjà bien. Pour la production d’eau potable, Morlaix et Saint Martin constituaient déjà le SIVOM (Syndicat à vocation multiple Eau et Assainissement), les services de la police nationale concernent les deux communes, le centre culturel du Roudour et le théâtre du pays de Morlaix collaborent souvent ensemble pour créer une offre culturelle complémentaire et de qualité. Une fusion des deux communes aurait pour intérêt principal de garantir le maintien des services de l’état : sous-préfecture, commissariat , hôpital, impôts, enseignement supérieur, tribunaux, etc.

La dotation globale de fonctionnement de cette nouvelle commune sera plus importante. L’offre des services publics proposés sera également plus étoffée, centres de loisirs, bibliothèques et médiathèques, terrains et salles de sport, etc. De même, en mutualisant et réorganisant les matériels, les compétences des personnels des différents services techniques et administratifs, cette nouvelle commune pourra être plus efficace pour ses habitant(e)s. Elle permettra également de créer une réelle mixité sociale, des modes d’habitats très différents qui garantiront une diversité de population synonyme de richesse sociale et de bien-vivre partagé.

Avec Plourin et Plouigneau, nos deux voisines rurales, une fusion sera plus délicate car leur identité est forte et leur centre bourg bien vivant, situé loin de la ville centre . On pourra toutefois réfléchir conjointement à d’autres limites communales qui seront favorables aux habitants, pour une réelle continuité urbaine facilitant l’entretien de la voirie et sa propreté (rue de Paris , rue G Le Normand, rue de Kervéguen) en engendrant une baisse des dépenses de fonctionnement.

La taxe d’habitation étant supprimée, il faudra donc lisser les taxes foncières pour qu’il n’y ait pas de perdants dans ce processus qui repose sur la valeur de solidarité.

Enfin, on pourra progressivement comme c’est le cas pour l’eau, harmoniser la fiscalité, en collaboration avec Morlaix communauté.

Quelle échéance?

La première partie du mandat sera donc consacrée à des états généraux de la ville, suivront ensuite la concertation et la mise au point d’un projet cohérent et équilibré avec les communes concernées. A mi-mandat, un référendum sera organisé pour faire valider ce projet. Ce sera l’occasion de créer un réel évènement démocratique avec des réunions d’information et de débat.

Si le projet est accepté par la population, il y aura fusion des communes. Cette nouvelle entité sera gouvernée comme le prévoit la loi, par un conseil de 69 conseillers municipaux (élus des différentes communes) jusqu’aux prochaine élections de 2026.

Didier Allain

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