MAC : semons des graines de culture vivante !

La culture permet d’éveiller la pensée, d’aiguiser le regard, de faire société, de conjuguer ouverture et quête d’identité. Mais, si Morlaix est une ville de culture, la politique actuelle est inappropriée.

Tout d’abord, certains investissements dérivent sans réel objectif. Ainsi, rue de Paris, le projet passe successivement de « bibliothèque » à « tiers-lieu » et désormais « plateforme culturelle ».
Ensuite, la dispersion des moyens compromet le bon fonctionnement des structures existantes. Morlaix Co (Morlaix Communauté) a financé l’espace des sciences à la Manu (ancienne manufacture des tabacs) et la maison Penanault. Parallèlement, la ville lance la plateforme rue de Paris et la rénovation du Musée, qu’elle n’a manifestement pas les moyens de mener à bien (et si nous sommes élu.es, nous le dirons clairement à nos partenaires en leur demandant d’en tirer les conséquences). Dans le même temps, des équipements comme la bibliothèque ou la MJC ne sont pas aux normes handicap.
Autre carence, l’identité bretonne de la ville, qui pourrait conforter son attractivité, est passée sous silence et Morlaix est l’une des seules agglomérations sans « Maison de la Bretagne ».
Enfin le « FAR », qui faisait de Morlaix une ville phare des arts de la rue, a été remplacé par le « fade ».

Nous voulons agir différemment : fixer un cap (soutien aux créateurs, accessibilité de tous aux œuvres, spectacles et apprentissages), fédérer les acteurs locaux, agir en cohérence avec Morlaix Co (transfert du théâtre) et redonner à la ville sa dimension bretonne et maritime.
Les propositions suivantes sont issues d’une table ronde sur le sujet et seront amenées à être remises en chantier durant le mandat :

La culture est l’affaire de tous

La culture doit créer des échanges, pas séparer les catégories. Pour faciliter l’accès au Théâtre, par exemple, les centres sociaux ont un rôle de médiation. Des événements « hors programmation » permettraient à certains de le découvrir, avec l’envie d’y revenir. Et l’éducation est une clé.

Comment alors favoriser l’accès de tous aux apprentissages culturels ?

Les pistes ne manquent pas : faciliter les échanges entre les artistes et les enfants dans les écoles, mettre en place des ateliers de transmission des savoir-faire, faire du Patio une école intercommunale multisite, lever les freins financiers en facilitant le prêt et la location d’instruments…

Quel rôle doit jouer la ville dans la diffusion et la promotion de la culture ?

La municipalité doit mobiliser ses moyens propres, mais aussi fédérer et soutenir. Nous voulons organiser un événement d’ampleur l’été et des temps forts dans l’année en nous appuyant sur les acteurs locaux. Pour encourager le foisonnement des initiatives associatives, un coup de pouce au bon moment peut faire décoller un projet.

Faut-il de nouveaux lieux de culture ?

Il existe déjà beaucoup de lieux actifs sur la ville et d’autres qu’il faudra faire vivre demain (salle actuelle de La Salamandre, locaux du 9 rue de Paris), en articulant création et diffusion. Un pass culturel et une carte de bibliothèque communs à Morlaix et Saint Martin renforceraient la complémentarité des équipements.

Le problème, c’est que de nouveaux équipements sont mis en service alors que les anciens ne sont pas aux normes ou mal adaptés (isolation acoustique et vétusté du Patio, non respect des normes handicap à la médiathèque et à la MJC). L’argent manque et si la ville engloutit 10 millions d’euros dans le projet du Musée, plus rien d’autre ne sera possible pendant longtemps !

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