MAC : pour faire de la Bretagne un atout pour l’économie locale

Xavier Grall disait « On ne naît pas breton, on le devient » : la Bretagne s’est toujours construite sur l’ouverture. Est breton qui le veut, c’est une identité qui se cumule à nos autres identités, qui n’a pas à être contradictoire avec d’autres appartenances.
La bretonnité de Morlaix ne se résume pas à l’organisation de fêtes folkloriques. Se tourner vers l’avenir c’est défendre une identité forte, la développer plutôt que la sanctuariser.

La ville de Morlaix doit se réapproprier sa riche histoire tournée vers la mer pour porter un développement économique nouveau. Cette richesse était aussi liée à l’économie sociale et solidaire qui était une tradition de Morlaix. Un soutien municipal au monde coopératif serait un encouragement à venir s’implanter sur Morlaix.

Les propositions suivantes sont issues d’une table ronde sur le sujet et seront amenées à être remises en chantier durant le mandat :

Une maison de la Bretagne

MAC porte la création d’une maison de la Bretagne, non pas un musée mais une structure qui montrera le savoir-faire breton ancien comme contemporain et encouragera les producteurs, les artistes à s’exposer. Cette maison de la Bretagne pourra être en plus, un lieu d’échanges et un espace collectif de relais des structures d’identité bretonne existantes.
Cette structure pourrait relever de Morlaix Communauté mais le lieu choisi devra être ciblé pour être visible et attractif.

Montroulez

Le soutien doit être clair et affiché aux acteurs locaux de la culture bretonne (écoles, éditions skol Vreizh, Grain de Sail, A l’aise Breizh…)

Le touriste qui vient visiter Morlaix doit pouvoir découvrir une ville bretonne, sans tomber dans le cliché, un aspect très peu mis en avant actuellement. Prévoyons la possibilité d’un bilinguisme du nom des rues. Encourageons les commerçants à se réapproprier le caractère breton de leur ville sur l’ensemble de l’année.

Tournons-nous vers la baie

Axe de transport écologique et de développement, la relance de la ligne de chemin de fer Morlaix-Roscoff doit être étudiée sans tarder, avec la mise en place d’horaires adaptés pour les travailleurs, voire aussi du transport de marchandises, afin de limiter l’engorgement à venir des routes vers le Léon.

Source de certains des métiers de demain, le pôle de recherche en biologie marine de Roscoff doit être soutenu et développé afin d’encourager les entreprises à s’implanter dans la baie de Morlaix.

Pour un réseau de villes moyennes

La Bretagne s’est construite sur un réseau de villes moyennes diffusant l’activité, les services et l’emploi. Cette situation est mise à mal par les politiques de métropolisation drainant toutes les énergies vers Rennes, Nantes et Brest. MAC créera des liens avec les villes moyennes environnantes (Lannion, Carhaix, Landerneau, Guingamp) connaissant certaines difficultés comparables face à la métropolisation afin d’élaborer des stratégies économiques communes et éviter le risque de rupture territoriale et donc sociale. Morlaix pourrait être le moteur de cette démarche de mise en commun des compétences et spécificités.

Au-delà de la Manche

Le Brexit n’est pas forcément une fatalité pour Morlaix, si l’on développe des échanges avec les Pays et villes celtiques (Irlande, Ecosse, Pays de Galles…) qui déboucheront sur des projets communs ou complémentaires attractifs pour des étudiants, des jeunes ou des entreprises. L’exemple du travail entamé par Morlaix Communauté d’échanges avec la Cornouaille anglaise via les créatifs de la Baie de Morlaix va dans ce sens !

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